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Parents séparés : qui décide du changement d'école de l'enfant ?

Le choix de l'école relève de l'autorité parentale conjointe. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales tranche selon l'intérêt de l'enfant.

Après une séparation, l'école de l'enfant devient parfois un sujet de conflit : l'un des parents souhaite l'inscrire près de chez lui, l'autre s'y oppose. Dans un dossier plaidé devant le juge aux affaires familiales, c'est l'une des questions que le juge a dû trancher.

Une décision qui se prend à deux

Lorsque l'autorité parentale est exercée en commun, ce qui est la règle, les décisions importantes concernant l'enfant (santé, orientation scolaire, changement d'établissement, changement de résidence) doivent être prises ensemble. Un parent ne peut pas, seul, inscrire l'enfant dans une nouvelle école contre l'avis de l'autre. À défaut d'accord, c'est au juge aux affaires familiales de décider.

Ce que le juge a examiné

Le parent qui demandait le changement invoquait la longueur des trajets et la qualité de l'établissement envisagé. Le juge a relevé que l'enfant vivait la majeure partie du temps chez l'autre parent, que le nouvel établissement était éloigné de ce domicile, et surtout que l'enfant avait tous ses repères dans son école actuelle. La demande a été rejetée : la stabilité de l'enfant a primé sur le confort des trajets.

Un calendrier adapté aux contraintes de chacun

Le même jugement a organisé le droit de visite et d'hébergement en tenant compte des contraintes professionnelles de l'autre parent, plutôt que d'appliquer le schéma classique d'un week-end sur deux. Le juge dispose d'une grande souplesse pour construire un calendrier réaliste, à condition qu'on lui présente une proposition précise.

Et la pension alimentaire ?

La contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant est fixée selon les ressources de chacun et les besoins de l'enfant. Elle est désormais en principe versée par l'intermédiaire de la CAF, ce qui sécurise le paiement.

En pratique

  • ne pas changer l'enfant d'école sans l'accord de l'autre parent ou une décision du juge ;
  • réunir les pièces sur la scolarité : bulletins, suivi pédagogique, attestations des enseignants ou des professionnels qui suivent l'enfant ;
  • proposer un calendrier précis, compatible avec ses horaires de travail.

Dans l'Allier. Les désaccords entre parents sur l'école, la résidence ou le droit de visite relèvent du juge aux affaires familiales du lieu où vit l'enfant : Cusset, Moulins ou Montluçon. L'appel est porté devant la cour d'appel de Riom.

Article rédigé à partir de dossiers traités par le cabinet, anonymisés : les noms, montants et détails permettant d'identifier les personnes ont été retirés ou modifiés. Chaque situation est différente : ces informations générales ne remplacent pas une consultation.

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